
L’histoire rapporte que les souverains ont toujours appuyé leur force sur la puissance de leurs armées et que leurs représentants en étaient souvent issus.
Au temps de la Nouvelle-France, les gouverneurs généraux détenaient l’autorité militaire. Après la conquête anglaise, les premiers gouverneurs et leurs adjoints, appelés « lieutenants-gouverneurs », venaient tout aussi fréquemment des rangs militaires.
Même après la création de la Confédération en 1867, la tradition s’est poursuivie au Québec. Au nombre des lieutenants-gouverneurs ayant servi au sein de l’armée et de l’aviation, il y a lieu de mentionner le major-général l’honorable Sir Eugène Fiset (médecin militaire), le colonel l’honorable Gilles Lamontagne (pilote d’avion) et le colonel l’honorable Hugues Lapointe (officier d’infanterie).
La tradition militaire veut que des officiers, appelés « aides de camp », accompagnent leur supérieur dans leurs déplacements officiels. Les lieutenants-gouverneurs des provinces ont accès à ces mêmes privilèges depuis 1867.
Le terme « honoraire » signifie que l’aide de camp qui accompagne le lieutenant-gouverneur exerce cette fonction à titre de bénévole. Non seulement il est présent lors d’un événement officiel, mais il participe aussi aux préparatifs de celui-ci en soutenant les organisateurs qui reçoivent le lieutenant-gouverneur.
Les aides de camp sont des officiers. Pendant de nombreuses années, ils ne provenaient que de la marine, de l’armée ou de l’aviation, tant de la Force de réserve, de la Force régulière, de la Réserve supplémentaire ou du Cadre des instructeurs de cadets. Plus récemment, des officiers appartenant à d’autres organisations ont été recommandés, telles que la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec, des corps policiers municipaux, des services de protection contre les incendies et la Brigade de l’Ambulance Saint-Jean.
Lorsqu’ils sont en fonction et en présence du lieutenant-gouverneur, les aides de camp doivent porter leur habit d’apparat et les aiguillettes royales.
En 1973, le gouverneur général du Canada a autorisé les aides de camp à utiliser les lettres « ADC » après leur nom durant toute la période où ils servent le lieutenant-gouverneur.

Pour toute information complémentaire, veuillez consulter le chapitre sur la tradition militaire dans L’histoire du Québec à travers ses lieutenants-gouverneurs. Ce livre illustré est en vente aux Publications du Québec.
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