
Avis
Les textes et les illustrations qui suivent sont majoritairement tirés du livre L’histoire du Québec à travers ses lieutenants-gouverneurs. Ces documents ne peuvent être reproduits sans l’autorisation écrite du Bureau du Lieutenant-gouverneur (voir, à ce sujet, la politique concernant le droit de reproduction).
Québec a été la première ville de la Nouvelle-France, puis de l’Amérique du Nord britannique. Intendants, gouverneurs généraux et lieutenants-gouverneurs ont occupé plusieurs immeubles d’où ils ont administré la colonie.
De l’Abitation de Champlain en passant par le château Saint-Louis et Spencer Wood, qui devient ensuite Bois-de-Coulonge, jusqu’à la maison Dunn, les résidences officielles se succèdent dans notre histoire. De ces lieux symbolisant le pouvoir politique, il ne reste que des vestiges et des souvenirs.

BAnQ, Fonds J.E. Livernois
Reproduction photographique d'un dessin réalisé vers 1900 de l'Abitation de Québec (habitation de Champlain).
Le fondateur de Québec, Samuel de Champlain, fait construire quelques bâtiments temporaires, dont sa fameuse Abitation située à proximité du fleuve Saint-Laurent. En 1620, Champlain entreprend la construction d’un ouvrage fortifié sur la façade méridionale du cap Diamant, afin de mieux se protéger contre les attaques des Amérindiens ou des Anglais. Le fort Saint-Louis est la deuxième et la dernière résidence de Champlain; il y meurt en 1635.
Son successeur, le chevalier Charles Huault de Montmagny, transforme les lieux en véritable forteresse militaire. En 1647, un nouveau bâtiment s’ajoute au fort et prend l’appellation de « château Saint-Louis ». Les lieux se détériorant, en 1694 le gouverneur général Louis Buade, comte de Palluau et de Frontenac, entreprend la reconstruction du château Saint-Louis.
En 1759, le régime anglais s’y installe. Puis, endommagé lors du siège de Québec, le château doit subir des rénovations. Pendant ce temps, le général James Murray habite une maison de la rue Saint-Louis. Plusieurs réparations et agrandissements sont réalisés. Ces lieux empruntent plusieurs noms, New Building, New Château Building, Château Neuf, Vieux Château et enfin, château Haldimand, jusqu’à ce que des incendies les ravagent peu à peu. En 1892, les derniers vestiges sont démolis pour construire le célèbre hôtel Le Château Frontenac et la terrasse Dufferin.

BAnQ, auteur inconnu
Photographie de la Villa du Bois de Coulonge (1962).
Avant l’établissement de la Confédération canadienne, des gouverneurs généraux de la colonie représentent le souverain en Amérique du Nord. Le gouvernement décide de louer le domaine Spencer Wood d’un riche négociant, Henry Atkison. Le marchand lui vend ensuite son domaine et s’assure ainsi que Spencer Wood demeure à jamais une propriété publique à l’usage exclusif de la province de Québec.
Spencer Wood, qui devient plus tard Spencer Grange et Bois-de-Coulonge, est un grand domaine comprenant une magnifique villa qui surplombe le fleuve Saint-Laurent. Les lieux hébergent successivement un gouverneur de la Nouvelle-France, un gouverneur anglais, trois gouverneurs du Canada et vingt-et-un lieutenants-gouverneurs du Québec.
Au fil des années, plusieurs bâtiments et aménagements s’ajoutent au domaine : chapelle, écurie avec logis pour les cochers, maison du gardien, sentiers pédestres, belvédère, poulailler, fontaine et cabane à sucre.
Durant la nuit du 21 février 1966, un incendie attribuable à une défectuosité électrique se déclare dans la villa. Tous les occupants réussissent à s’enfuir, sauf le lieutenant-gouverneur Paul Comtois qui, selon le père Gaudiose Labrecque, chapelain de Bois-de-Coulonge, aurait décidé de braver les flammes pour se rendre à la chapelle afin de sauver les saintes espèces.
C’est un patrimoine tout entier qui s’envole alors en fumée. La résidence vice-royale, vieille de 104 ans, abritait une collection inestimable d’œuvres d’art appartenant en majeure partie au Musée du Québec.
Depuis 1967, le domaine est transformé en parc public. Les visiteurs peuvent y apercevoir les fondations de la villa et se promener, au gré des saisons, dans ce magnifique endroit de l’arrondissement Sillery–Sainte-Foy de la Ville de Québec.
De 1967 à 1997, une nouvelle résidence, située au 1010, chemin Saint-Louis, accueille les lieutenants-gouverneurs et leur famille. Le dernier à occuper la maison Dunn est l’honorable Jean-Louis Roux.
En 1997, le gouvernement du Québec décide de vendre la résidence officielle du lieutenant-gouverneur. Depuis, le seul lieu réservé à l’usage du lieutenant-gouverneur du Québec sont ses bureaux situés au 1050, rue des Parlementaires.
SIQ, collection privée Jean-François Provençal
Le 1010, rue Saint-Louis.
Bureau du Lieutenant-gouverneur du Québec
Édifice André-Laurendeau, RC
1050, rue des Parlementaires, Québec (Québec) G1A 1A1
Téléphone : 418 643-5385 ou 1 866 791-0766, Télécopieur : 418 644-4677
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